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En matière d’art de recevoir, les habitudes des français évoluent. Et depuis peu, une nouvelle tendance dans l’art de la table fait son apparition dans l’hexagone : le drunch.
Ce récent penchant pour le confort culinaire qui se répand dans nos foyers poosède bien des avantages. Très prisé chez les bobos urbains, ce dîner-goûter pris sur le coup des 18h se généralise et pourrait bientôt devenir aussi populaire que le brunch. Mais avant de parler de ce nouveau mode de repas qui nous vient tout droit des Etats-Unis (plus particulièrement de New York), rappelons tout d’abord l’origine du brunch.
Ce mot anglais est issu de la combinaison des mots « breakfasts » et « lunch ». Il désigne un repas tardif pris dans la matinée faisant office de petit déjeuner et de déjeuner.Le drunch (mélange de dinner et lunch) ou slunch (mélange de soupe et de lunch) est quant à lui la transposition du brunch dominical en fin d’après-midi.
Dans la famille des repas, le drunch est en quelque sorte le petit frère du lunch et le cousin éloigné de l’apéritif dinatoire.Ce repas débute vers 18h afin de recevoir ses amis assez tôt sans avoir à se coucher tard. Le drunch à l’avantage de plaire aussi bien aux couche tôt qu’aux lève-tard.Avant que le soleil ne se couche, une préparation allégée et une ambiance plus conviviale s’instaure dans le salon. La table bien dressée laisse alors place aux poufs et à la table basse.
Le type de nourriture dégusté se compose généralement de tapas sucrées et salées, de quiches, de salades, mais aussi de fruits ou de gâteaux, du vin et des boissons sans alcool.
Une fois tout installé sur la table, les convives dégustent les aliments de la façon qu'ils préfèrent, en commençant par le sucré pour terminer par le salé par exemple.
Ce mode de consommation se rapproche de la manière dont on déguste les tapas en Espagne. Et malgré sa récente généralisation, l’usage du drunch est déjà bien encré dans les foyers français. 82% des français se disent en effet séduits par ce concept et ne voient pas de grosse rupture par rapport à leurs habitudes.* En famille, il permet par exemple aux enfants comme aux parents de ne pas se coucher tard après un week-end à la campagne.
Pour plus de fantaisie et afin d’instaurer une meilleure ambiance, ce rendez-vous dinatoire peut être articulé autour d’un thème : un ingrédient unique, une couleur, une façon de déguster…Par exemple le blanc : blanc de poulet, blanc d’œuf pour les protéines, lait de soja ou blanc beige pour le dress code.
Certains puristes diront sans doute que ce repas moins conventionnel se déroule parfois au détriment des valeurs gastronomiques, mais l’art culinaire et l’art de recevoir évoluent. Ils se modernisent à tout allure et à tout point de vue, comme notre société. Finalement, recevoir des invités n’implique plus de lourdes contraintes protocolaires mais est plutôt synonyme de partage, de rapports plus authentiques, de plaisir d’être ensemble.
* Etude "Kitchen stage" - Electrolux
Réalisée par OpinionWay sur 11.000 européens dont 400 français en Janvier 2008.
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